« Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres »Hébreux 10 / 24
HISTOIRE D’UNE VIE : DES TENEBRES … A LA LUMIERE : LA RENCONTRE AVEC CHRIST !!! Ma vie est composée de trois grandes phases … :
… Avec un dénominateur commun : l’omniprésence de Dieu !!!
Je suis né, en 1964 au Lamentin, de parents mariés et divorcés 3 ans après. J’ai été baptisé 5 mois après ma naissance, le 20 Décembre 1964. Je suis resté enfant unique de ma mère qui ne s’est pas re-mariée. Je suis célibataire et père de deux enfants (un garçon né en 1993 et une fille née en 1995) issus de 2 relations différentes . Je remets au seigneur, l’âme des 5 autres enfants sur qui j’ai exercé, par la caution de l’avortement, le droit de mort. Mon enfance, en dépit de l’absence de mon père, peut être considérée comme heureuse, puisque je l’ai passée aux côtés de femmes qui m’ont apporté beaucoup d’amour. J’avais 3 ans, au moment du divorce mes parents, et ma mère avait choisi de me confier à ma Grand-mère maternelle jusqu’à ma scolarisation ; après quoi, j’ai été élevé par une mère adoptive qui a joué un rôle déterminant dans ma vie. C’était en effet une femme très pieuse qui a manifesté jusqu’à sa mort à 97 ans, une grande dévotion mariale. Je l’ai donc vu progresser dans la foi. Une foi à laquelle elle cherchait à m’associer, sans que je n’y comprenne grand chose. Elle m’a donc inscrit au catéchisme, en 3ème année (parce que personne n’avait pensé à le faire avant). Je suis allé jusqu’à ma confirmation, sans trop comprendre l’intérêt de la chose. De même, j’étais invité à suivre toutes les rencontres de prière du carême à la chapelle du bourg ; toujours sans en comprendre le fondement. Dans le même temps, j’ai suivi une scolarité élémentaire tout à fait normale, en étant un bon élève, sans être brillant, parce que cela me coûtait trop d’effort. A mon entrée au collège, j’ai commencé à passer plus de temps avec ma Mère, qui essayait de me suivre comme elle pouvait, notamment sur le plan scolaire. Elle devait donc recourir à la cravache (au sens propre) pour me tenir. D’autant que j’avais commencé une vie de délinquant primaire, en dérobant des biscuits et autres confiseries (que ma mère m’achetait pourtant) dans les épiceries et libre-services du bourg. En entrant au Lycée, j’ai dû rester en pension de famille à Fort de France et rentrer le week-end à la maison. Cela me laissait tout le temps de me consacrer à ma nouvelle passion : les jeunes filles. Cela me laissait un peu moins de temps pour les études : conséquence : redoublement de la seconde avant une suite sans heurts. Mon entrée en terminale, et principalement ma préparation au Bac a correspondu à mes premiers pas dans le domaine de l’occultisme. Toute la famille avait hissé la visite chez le « séancier » au rang de tradition ; et on y allait allègrement dès 4h00 du matin pour tenir sa place, comme lorsque l’on se rend chez le bon médecin de famille. Dans le même temps, il n’était pas question d’aller à la messe ou de prier le Seigneur, dans la mesure où ma vie ne se déroulait pas si mal que cela et que l’on ne change pas une équipe ou une recette qui marche. J’ai donc passé mon bac avec succès et entamé mes études universitaires avec le même mode de vie et ma visite annuelle, juste avant les examens, chez « mon » séancier. Entre-temps je m’étais engagé dans la vie associative et sportive de ma commune. J’y passais beaucoup de temps et cela fonctionnait plutôt bien. A telle enseigne que je n’ai pas tardé à me glorifier et me suffire à moi- même. Ma stratégie était simple : j’avais fait la démonstration que j’étais capable de réaliser de grandes choses, tant sur le plan sportif que sur le plan de l’organisation. J’étais d’ailleurs le leader partout. Je pouvais donc tout gérer seul, et au besoin recourir à la prière quand je me sentais un peu dépassé. J’établissais deux niveaux de compétences : celles qui m’étaient propres et accessoirement, celles de Dieu. Celui-ci n’était donc qu’un suppléant pour les missions un peu trop compliquées ou pour celles qui ne dépendaient pas de moi, quand j’étais à court d’argument : par exemple convaincre une jeune fille de reprendre une relation. En 1989, je suis parti à Reims terminer mon cursus universitaires. Je n’ai toujours rien changé à mon mode de vie (Femmes, prostituées, vie associative, restaurants…) , sauf que j’ai dû changer de « séancier ». De retour en Martinique, j’ai facilement et rapidement intégré le monde du travail. J’ai connu la mère de mon premier enfant. La relation ne m’a pas donné satisfaction et j’ai pris mes distances tout en maintenant la relation avec l’enfant. Cet enfant n’a pas été baptisé, parce que sa mère et moi philosophions sur l’idée que l’enfant doit rester libre de choisir sa religion. Deux ans après, ma nouvelle compagne a donné naissance à une petite fille. Cette relation a échoué par mon manque de responsabilité. En effet, je n’étais quasiment jamais présent durant toute la période post-natale. Un jour, elle en a eu assez et m’a remplacé. Ma fille a été baptisée quelques mois après sa naissance, non par conviction, mais par tradition. Je me suis cependant bien gardé d’informer la mère de mon fils de la naissance de ma fille. Je le lui ai soigneusement caché et nié quand une lettre anonyme lui a été adressé à son domicile. Le pire est que je mentais sans aucune raison, puisque nous n’entretenions plus de relation. Les années ont passé et j’ai poursuivi mon errance affective, mêlée de déboires financiers, parce qu’évidemment, fréquenter quatre ou cinq femmes en même temps, coûte cher. Or, je ne voulais surtout pas partager ma vie, exclusivement avec une seule personne. Je commençais à réaliser que j’étais malheureux, sans trouver un élément de satisfaction dans ma vie. Je me plongeais davantage dans la vie associative et politique ; je fréquentais encore plus de femmes. Je tirais sur tout ce qui bougeais. Je diversifiais mes fréquentations occultes à travers les petites annonces, histoires de comparer les réponses. J’étais inquiet d’un avenir que je ne contrôlais plus : cela m’angoissais. Je passais d’emploi en emploi, répondant à toutes les sollicitations : je crois que cela flattait mon égo. J’entrais facilement en conflit avec les institutions civiles ou sportives : j’étais devenu un Don quichotte de la procédure. Cela faisait que mon entourage me maniait avec des pincettes, de crainte de ce que l’on pouvait me dire ou me faire ne devienne l’affaire des tribunaux. Mais, pour la première fois de vie, j’étais en panne de solution, je tournais en rond dans tous les domaines. J’avais le sentiment de commencer une descente aux enfers et je m’interrogeais. Etais je en train de payer pour les souffrances que j’avais pu faire supporter à d’autres. Jusque là, je ne vois toujours pas l’intérêt de mêler Dieu à ma vie, sauf ponctuellement par une prière spécifique tirée des « 44 prières » pour une circonstance particulière. L’un des tournants de ma vie a été mon licenciement en 1997, de mes fonctions de Directeur de la Ligue de Football de Martinique. J’entretenais une relation difficile avec le nouveau Président et un an après, il m’a signifié mon licenciement. Je l’ai très mal vécu dans ma chair et dans mon âme, parce que je ne pouvais pas supporter d’ être congédié comme un malpropre :
Mon orgueil en était tellement affecté, que j’ai refusé une proposition d’un de mes anciens employeurs. Dès lors, je me suis juré d’avoir la peau de tous ceux qui avaient de près ou de loin participé à ma déchéance ; à commencer par le Président de la Ligue. Je m’étais promis d’avoir sa tête et de m’en donner les moyens. J’ai alors attaqué sur tous les fronts : Sur le plan pénal, Social (prud’hommes), civil, sportif (tentative de renversement du Comité Directeur de la Ligue), soutien à tout club ou tout membre du personnel concerné par un litige avec la Ligue). Cela devenait une véritable obsession, au point que j’y consacre plus de temps qu’à ma recherche d’emploi. Finalement au début de l’année 1998, voyant mon désarroi, une de mes tantes me propose de rencontrer le Père YANG-TING, aux « Eaux Jaillissantes ». Cette rencontre a le mérite de me rappeler certaines valeurs de ma religion, que j’avais occulté depuis bien longtemps. Le Père YANG-TING m’a fait une démonstration de ce qu’est le cheminement dans la foi chrétienne. Il me parle du Renouveau Charismatique.
Je repars soulagé, mais pas encore totalement convaincu.
Mais, les écailles commencent à tomber de mes yeux et je réalise que Dieu m’aime. Quelques mois plus tard, le 1er Juin je suis recruté à la Mairie de Rivière-Salée, où je me trouve encore. Je réalise aussi que je lui dois toutes choses qui sont survenues dans ma vie jusque là : une vie sans embûches particulières. Mais le pardon n’était pas encore entré dans mon cœur. Au mois de Novembre, je rencontre une jeune femme, sur qui je flashe immédiatement. Elle me parle encore, après le Père YANG-TING, du Renouveau Charismatique, et m’invite aux réunion de prière du groupe « Arche d’Alliance », au Morne des Esses. Je commence mon cheminement, j’y vais, j’y retourne régulièrement et j’y prends plaisir, surtout parce que cela me permets d’ être en sa compagnie. Cela dure quelques mois jusqu’à ce qu’un différend nous oppose en 2000 et qu’elle refuse de me voir. Je me retrouve livré à moi-même et plus proche de Dieu ; surtout parce que je connais la foi de mon amie et que je sais que seul le Seigneur était compétent en la matière. Encore là, ma relation Dieu reste très intéressée : je m’adresse à lui pour obtenir ses faveurs. En la circonstance, l’intercession auprès de mon amie. Nous sommes en 2001, le temps passe, et de prière orientée, en chapelet, en passant par les retraites et les pélerinages dans toutes les églises de Martinique, je ne vois rien venir. Cela ne contribue pas à augmenter ma foi : une évolution tout de même : l’occultisme est terminé, sans que je m’en rende compte. Cela ne m’a même jamais effleuré l’esprit. Je m’apprête à renoncer, quand, en Juillet 2002, le contact est de nouveau établi. Nous formons alors le projet de nous marier. Nous nous fiançons en Novembre de la même année avec la bénédiction du Père HENDERSON et fixons la date du mariage au mois d’Août 2003. Nous vivons ensemble en prônant l’abstinence. Et là, je développe un sentiment d’auto-satisfaction. J’ai réussi à obtenir la femme que j’aimais: c’est la preuve que je la méritais bien. Désormais il n’y a plus qu’ dérouler et attendre la date du mariage. Mais je ressens de plus en plus le désir de ma rapprocher de Dieu sans vraiment y parvenir. Je suis très attaché à ma fiancée : j’ai besoin d’elle !!! J’en suis conscient, mais je suis incapable de réagir. J’ai besoin d’elle pour toutes choses, y compris pour prier. Elle est ma voie incontournable vers Dieu. Elle est mon idole. Au mois d’avril, à Pâques, je décide de prendre les choses en main et suivant la retraite organisée au Foyer de Charité, sur le thème : « Jésus nous a aimés jusqu’à l’extrême » Je passe une semaine à adresser des s.m.s à ma fiancée : j’en deviens dingue !!! Pendant toute cette période je suis déchiré par mon incapacité à gérer ma relation amoureuse avec ma fiancée et ma relation de foi avec mon Seigneur. Je sombre dans le mensonge et la duplicité pour ne pas lui déplaire, pour briller à ses yeux. Mais le problème du mensonge est que l’on s’enfonce et s’y maintient de plus en plus fort, de plus en plus fond, sans s’en rendre compte. J’étais devenu un autre homme, moi qui n’avais pas besoin de recourir au mensonge, parce que je n’avais peur de rien , ni de personne. Là j’expérimentais la lâcheté et la peur viscérale. Là, je comprends vraiment que le malin est entré dans notre relation. La relation se dégrade jusqu’au samedi 10 mai 2003 où après avoir rencontré le prêtre, le Père BOLE, pour régler les formalités, nous nous disputons et la relation se termine : Elle me quitte, pour un problème de mensonge, apparemment. Je reviens sur terre : je comprends que malgré mes peurs et mes mensonges, j’ai tout de même perdu l’objet de ma passion. Je quitte le domicile avec armes et bagages. Je suis devenu humble, je n’ai plus peur du regard des autres. Je déménage sans problèmes, malgré les souffrances de mon cœur . Le Lendemain, je ne vais pas à la messe : je n’en ai pas le courage. Je ne prie pas non plus, tant j’ai mal. Le Lundi, je vais un peu mieux et je rencontre un prêtre, le Père RANSAY, qui est aussi un ami de la Famille de mon ex-fiancée. Je me confie à lui et je reçois le sacrement de réconciliation pour la confession mes mensonges. Pendant une semaine, je suis encore en errance : je n’ai pas de logement (mon cousin m’a passé ses clefs pour quelques jours), pas de véhicule (j’ai dû en louer un), je tourne en rond comme un fauve en cage. Je ne trouve aucune solution personnelle, ni humaine à ma souffrance. Je sens bien que personne ne peut rien faire pour moi. Je me sens démuni et abandonné de tous. J’en veux presque à la terre entière et aux 350 invités du mariage. Exténué et déprimé, le mercredi soir suivant, soit le 21 Mai, après avoir roulé une bonne partie de la nuit, je m’arrête à l’Hôtel VALMENIERE. Et là, je m’effondre totalement en pleurs : des pleurs de libération. Je lance un cri du cœur et de la voix au Seigneur, en lui disant que j’étais conscient de mon incapacité à gérer ma vie et que s’il acceptait, je lui demandais de prendre tout ce qu’il y avait en moi. D’en faire ce qu’il voulait, parce que j’avais entièrement confiance en lui.
Ma vie a commencé à défilé dans ma tête. Pendant la nuit du 21 au 22 Mai, les écailles sont définitivement tombées de mes yeux et de mon cœur. J’ai commencé à voir toutes les choses ce qui constituaient un obstacle à ma relation avec Dieu :
Dès le Jeudi matin, j’ai été envahi d’une paix intérieure et d’un immense désir d’entamer avec le Seigneur une vraie relation d’Amour. Un Amour gratuit. C’était la première fois que j’aimais le Seigneur pour lui-même et non de façon intéressée. Je n’attendais plus de lui que ce qu’il estimait nécessaire pour moi. Depuis cette nuit sacrée, il y a une grande paix dans mon cœur : · Je me sens en harmonie et je suis en vérité :
Ma seule préoccupation reste donc de plaire à mon Seigneur et d’entretenir l’espoir de jouir un jour du salut et de la « Vie Eternelle ». Enfin, aujourd’hui, je connais la joie de marcher dans la lumière, dans la vérité, sans aucune peur, dans l’abandon et la confiance totale en mon Seigneur. Et, surtout, j’ai découvert la dévotion mariale : quelle délectation de pouvoir compter sur un tel amour. J’ai, par maman Marie, rétabli une relation quasi-normale avec ma mère. Nous allons ensemble à l’office du samedi à Bénédictin, et le Dimanche, en paroisse. Je sais aussi et je tiens pour établi que le Seigneur est Amour, Patience et Miséricorde. Je sais enfin que « tout est grâce » et que je ne « mérite rien » JE RENDS GRACE A DIEU POUR TOUT CELA J-C
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